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BARRES (Maurice)

Chronique de la Grande Guerre.[1er février 1914 - 4 juillet 1920].

Paris, Plon-Nourrit, 1920-1924.

14 volumes in-8. Broché, couverture rempliée, non coupé.

Édition originale. Tirage limité à 1150 exemplaires numérotés, 1 des 30 exemplaires numérotés sur vergé de Hollande Van Gelder (après 20 exemplaires sur Chine). Exemplaire enrichi d'une Lettre Autographe Signée de Maurice Barrès adressée à "Mon cher ami", sans date, à l'en-tête de la Chambre des Députés, 2 ff. in-8 pliés. Dès le mois d'août 1914, Barrès écrira un article quotidien dans l'Echo de Paris pour défendre par la plume la cause nationale; ces articles seront réunis, à la fin de la guerre, dans les Chroniques de la Grande Guerre. Le dernier volume se termine par une table méthodique. "Chantre des combats pendant la guerre, Barrès est un acteur important de la propagande de guerre qui lui valut d’être élu par Le Canard enchaîné, chef « de la tribu des bourreurs de crâne ». Champion du « jusqu'auboutisme » dans ses articles qu'il écrit chaque jour, il exalte les combats en cours et se voit décerner par Romain Rolland le surnom de « rossignol des carnages ». "Les articles que Barrès donne pendant toute la durée du conflit forment une exceptionnelle œuvre de presse. Tirant profit de ses expériences de publiciste, Barrès y fait usage de tous les moyens journalistiques de sorte que s’y mêlent des enquêtes, des interviews, des revues bibliographiques, des reportages et des nécrologies. Lues en continuité, ses chroniques prennent ainsi, à elles seules, les aspects dispersés et discontinus d’un quotidien auquel le travail d’une double préoccupation donne cohérence. Comme le montrent les pages où il dramatise les enjeux du conflit et en raconte de hautes scènes, Barrès y travaille à faire accepter à ses lecteurs, de l’arrière ou de l’avant, les sacrifices que l’effort de guerre exige d’eux. Comme le signale la nécessité qu’il a ressentie de les arracher aux colonnes de L’écho de Paris, elles sont aussi tournées vers l’avenir d’une paix à construire. Barrès y mène donc conjointement deux projets, ce qui conduit à un éclatement de sa posture auctoriale : celui d’un archiviste soucieux de produire des documents aux historiens de l’avenir, celui d’un aède qui, s’appuyant sur la même matière, souhaite agir en « mainteneur de fraternité ». Aussi rapproche-t-il son travail et ses intentions de ceux de l’épopée homérique..."



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