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[DOYEN (Barthélemy)]

Vie de Monsieur de Paris, diacre du diocèse de Paris. Avec les requêtes des curés à M. l'Archevêque et d'autres pièces curieuses.

Utrecht, chez Corneille Guillaume Le Febvre, 1732,

3 pièces reliées en 1 volume in-12, 6 ff., 323-(1), 140, 153 pp.

Reliure pleine basane marbrée époque, dos à nerfs orné, pièce de titre.Ex libris manuscrit de l'époque sur le titre. Bel exemplaire. On trouve relié à la suite : -Recueil des informations concernant les miracles opérés sur le tombeau et par l'intercession de M. de Paris. 140 pp. -Second recueil des miracles opérés par l'intercession de M. de Paris. Contenant les XIII relations présentées à Mgr l'Archevêque, par messieurs les curés de Paris. 1732. 153 pp. En 1727 mourait après une vie d'âpre austérité, de travail et de charité, le diacre François de Pâris (né en 1690), en odeur de sainteté auprès des pauvres du faubourg Saint-Antoine. Aussitôt des miracles ont lieu sur sa tombe dans le petit cimétière Saint-Médard, puis des convulsions accompagnent des guérisons miraculeuses. Un janséniste ne saurait faire de miracles. Le pouvoir royal ordonne la fermeture du cimetière et le public ironise "De par le roi, défense à Dieu, de faire des miracles en ce lieu". "L'oeuvre" des convulsionnaires se poursuit donc dans la clandestinité. Les manfestations corporelles deviennent de plus en plus importantes et spectaculaires. Des femmes de milieu modeste sont les héroïnes de ces séances. Le phénomène convulsionnaire correspond à un déclin d'influence du jansénisme, par la reprise en main efficace du cardinal Fleury, les appelants perdent progressivement toutes les figures de proue du mouvement, la bulle Unigenitus devient loi d'Etat,.. (M. Cottret). Trois biographies du diacre Pâris parurent en 1731, la dernière fut celle écrite par Barthélemy Doyen. Les miracles ayant pris l’ampleur que l’on connaît, les textes furent remaniés de sorte qu’ils deviennent des machines de guerre littéraires, présentant le diacre, non plus seulement comme un saint, mais comme un saint martyr, sacrifié de par sa propre volonté pour la cause janséniste. Barthélemy Doyen (1695-1772) était prêtre ; il était lié depuis les années 1710 à de nombreux membres éminents du parti janséniste de Paris, comme le curé de Saint-Germain-l’Auxerrois, La Brue. Il est probable qu’il connut personnellement le diacre Pâris.



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