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[NOUGARET (Pierre-Jean-Baptiste)]

La Paysanne pervertie ou les moeurs des grandes villes. Mémoires de Jeannette R***, recueillis de ses lettres et de celles des personnes qui ont eu part aux principaux évènemens de sa vie; mis au jour par M. Nougaret.

A Londres et se trouve à Paris, chez J. F. Bastien, 1777,

4 volumes in-12, XVI-240, 301, 336, 399 pp.

Reliure plein veau époque, dos à nerf orné, pièces de titre et de tomaison rouges.(manque une coiffe). Édition originale. Cioranescu 48397, l'ouvrage serait un remaniement d'un précédent roman de l'auteur : Lucette, ou les progrès du libertinage, publié en 1765-1766. Pour Gay (III-914) la Paysanne pervertie de Nougaret est un pastiche de Restif de La Bretonne : Jeannette, enlevée par un précepteur, devient l'épouse d'un financier; mais s'abandonne ensuite à de nombreux désordres... Restif de La Bretonne publie son Paysan perverti ou les dangers de la ville, en 1776, et sa Paysanne pervertie en 1784. "En donnant une suite naturelle au Paysan perverti, Restif avait surtout à coeur de mettte à néant une Paysanne pervertie dont il n'était pas l'auteur et que son ancien ami Nougaret avait osé faire paraître, dès l'année 1777, à la faveur du succès du Paysan. C'est à la suite d'une plainte de Nougaret que la censure avait ordonné la suppression du titre original donné par Restif à son roman" (Lacroix). Lucette ou les progrès du libertinage, fut condamné à la destruction par un jugement du Tribunal correctionnel de la Seine en 1865, voir Drujon. Pierre Jean-Baptiste Nougaret (1742-1823), écrivain, libraire et éditeur, natif de La Rochelle. Auteur d'une longue liste d'ouvrages très divers : polémiques, historiques et souvent licencieux. A utilisé de nombreux pseudonymes. Employé dans l'administration pendant la Révolution (agent du Comité de sûreté générale en 1792) ; la Convention nationale, à l'occasion d'un décret favorisant les gens de lettres, lui verse 2 000 livres en septembre 1795. Exerce à partir de 1796 la librairie, et ce jusqu'en 1801 semble-t-il. Se qualifie également d'éditeur : en 1797, il publie les "Contes érotiques et poésies choisies de Grécourt", en 1801 "Les Contes et poésies érotiques" de Jacques Vergier.



500 €




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