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BOSSUET (Jacques Benigne)

Traitez du libre-arbitre et de la concupiscence. Ouvrage posthume.

Paris, Barthelemy Alix, 1731,

In-12, 26 pp., 3 ff., 155-(5)-218 pp., 6 ff.

Reliure janséniste plein maroquin brun, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, dentelle dorée intérieure en encadrement, tranches dorées sur marbrure. (Cuzin). Édition originale posthume. Cioranescu 14133, Brunet I-1139. Tchemerzine et la Rochebilière (289) font erreur dans la collation. La seconde partie s'intitule : Traité de la concupiscende ou Exposition de ces paroles de Saint Jean : N'aimez pas dans le monde, ni ce qui est dans le monde, &c. Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704) n’est pas seulement le plus grand prédicateur français du XVIIe siècle, il est également l’auteur d’une foisonnante œuvre polémique, historique, théologique et philosophique. C’est précisément à la frontière de ces différents domaines que se situe ce Traité du libre arbitre. Rédigé en 1677, alors que Bossuet est depuis sept années le précepteur du Dauphin, cet ouvrage pédagogique aborde la question du libre arbitre pour tenter de réduire l’éternelle opposition entre la liberté humaine et la Providence divine. Au cours de ce parcours métaphysique placé sous la figure tutélaire de Descartes, l’auteur dialogue avec le passé (la théologie augustinienne et thomiste) et polémique avec le présent (les philosophies « janséniste », moliniste et occasionnaliste). Mais par-delà le sujet de controverse, c’est bien l’écriture bossuétiste qui révèle ici toute sa force persuasive. L’auteur est avant tout un maître de rhétorique, qui aspire autant à convertir la raison par la démonstration qu’à gagner les cœurs par l’agrément et l’émotion. Avec Bossuet, le théologien ne réussira jamais à dissimuler l’ombre immense de l’orateur. (Aurélien Hupé, préface 2006)



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