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BILLAUT (Adam)

Le Vilebrequin de Me Adam menuisier de Nevers. Contenant toutes sortes de poêsies gallantes, tant en sonnets, épistres, épigrammes, élégies, madrigaux, que stances & autres pièces, autant curieuses que divertissantes, sur toutes sortes de sujets.

Paris, Guillaume de Luyne, 1663,

In-16, 22 ff., 528 pp. (pagination erronée à partir de la p. 241 faussement paginée 331), 3 ff., bandeaux, culs-de-lampet lettrines gravés sur bois.

Reliure plein maroquin rouge, dos à nerfs orné de filets et fleurons, double filet doré en encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, large dentelle dorée intérieure, tranches dorées. (Meuthey). (titre doublé). Édition originale de ce célèbre recueil composé par un des premiers poètes-ouvriers. Cioranescu 12196. Brunet I-46, édition originale complète du privilège du 17 février 1663 et de l'achevé d'imprimé du 4 août de la même année. Brunet indique l'existence d'une réimpression sous la même date, mais en plus petits catactères, de 295 pp. et incomplète du privilège. Adam Billaut, menuisier de Nevers, 1602-1662, dit Maître Adam et surnommé en son temps le Virgile au rabot, composa trois recueils de poésies dont les titres sont caractéristiques de sa profession : Les Chevilles (1644), Le Vilbrequin (1663) et le Rabot (qui ne fut jamais publié). Il est considéré aujourd'hui comme le premier poète prolétaire français. (voir P. Feller, Bibliographie des écrivains du peuple). L'abbé de Marolles le rencontra par hasard dans les rues de Nevers, lut ses vers et considéra ce menuisier "comme une des plus rares choses du siècle". Il le fit connaître à la duchesse de Nevers et ainsi Adam Billaut fut lancé dans le monde, particulièrement dans cette société de "poètes crottés" et de belles dames que peignit Tallemant des Réaux et qui évoluait autour de Saint-Amant. Un moment à la mode, tous les écrivains parlent de lui. Corneille le met dans un sonnet, Rotrou lui consacre une épigramme, Scarron et Scudéry lui dédient des odes. Cette vogue, la pension que lui accorde Richelieu, l'accueil qui lui est fait à la cour devaient tourner la tête au pauvre artisan. Mais Adam Billaut s'aperçut que les beaux esprits qui le flagornaient voyaient surtout en lui une singularité amusante. Amer, le poète partit en Italie où il commença à regretter sa rue de Nevers et ses outils. Brusquement il quitta "le monde" et retourna à Nevers, près de sa femme et de ses trois enfants... (Ragon).



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